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2. La sainteté et les reliques

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LA SAINTETE
Article 2- Novembre 2021- Venue des reliques de la Famille MARTIN

La sainteté

La sainteté n’est pas le fruit de nos efforts humains, mais en tout premier lieu, l’accueil de l’Amour de Dieu en nos cœurs. Dieu est Saint, Dieu est Amour.
Pour s’ouvrir à la sainteté, il nous faut alors apprendre à nous laisser aimer gratuitement par Dieu, voilà le difficile. Car c’est alors son amour en nos cœurs qui rendra notre vie sainte.
Ce ne sont pas nos œuvres qui font de nous des saints, mais l’ouverture progressive de nos cœurs à son Amour car en cette matière nous ne pouvons donner que ce que nous avons reçu.
La sainteté, puisque Dieu est amour, est la transformation que cet amour suscite en nos cœurs, puis la façon dont chacun sera amené à incarner cet amour selon les dons qu’il a reçus.
C’est ce que Thérèse a vécu lors de sa grâce de Noël 1886, de sa conversion comme elle l’écrit, lorsque l’Amour de Dieu est entré dans son cœur. C’est cela qui a fait de Thérèse cette géante spirituelle.
Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ – c’est bien par grâce que vous êtes sauvés ! Car c’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; il ne vient pas des œuvres, car nul ne doit pouvoir se glorifier.(Saint Paul aux Ephésiens Chapitre 2 versets 4,5,8 et 9)
Ce que nous célébrons lorsque nous accueillons les reliques de Thérèse, c’est l’œuvre de Dieu en elle. Avec les reliques c’est Thérèse que nous accueillons et avec elle nous rendons grâce à Dieu.

Frère Yannick
Carmes à Avon

À propos de la sainteté …

La sainteté, ce n’est pas de faire des choses extraordinaires pour Dieu et les autres, mais de laisser l’extraordinaire de l’Amour de Dieu irriguer notre vie ordinaire.

Madeleine Delbrêl, qui aimait beaucoup Ste Thérèse, écrivait : « Il y a des gens que Dieu prend et met à part. Il y en a d’autres qu’il ne retire pas du monde. Ce sont les gens de la vie ordinaire, les gens que l’on rencontre dans n’importe quelle rue. Nous autres croyons de toutes nos forces que ce monde où Dieu nous a mis est pour nous le lieu de notre sainteté. Nous croyons que rien de nécessaire ne nous y manque, car si ce nécessaire nous manquait, Dieu nous l’aurait déjà donné. Faire de grandes actions pour Dieu nous le fait moins aimer que de faire de toutes petites actions avec lui et pour lui. »

Le pape François, dans une lettre sur la sainteté dit la même chose : « Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve. Es-tu une consacrée ou un consacré ? Sois saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié ? Sois saint en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l’a fait avec l’Église. Es-tu un travailleur ? Sois saint en accomplissant honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères. Es-tu père, mère, grand-père ou grand-mère ? Sois saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre Jésus. As-tu de l’autorité ? Sois saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels. J’aime voir la sainteté dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Église militante. C’est cela, souvent, la sainteté ‘‘de la porte d’à côté’’, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu. »

C’est exactement ce qu’a vécu Thérèse de Lisieux, et qu’elle avait découvert en voyant vivre ses parents Louis et Zélie MARTIN. Thérèse voulait être une grande sainte, mais en restant toute petite et cachée. Elle voulait « exprimer » tout l’amour de Jésus qu’elle sentait dans son cœur par des gestes simples de charité. N’ayons donc pas peur de prendre modèle sur elle.

Père Dominique FONTAINE,
Prêtre de la Mission de France
Curé du Pôle missionnaire de Bussy-Lagny

À propos des reliques …

Qu’est-ce qu’une relique ?

En latin, le mot reliquiae signifie restes. Dans l’Antiquité, ce mot était employé par les païens pour désigner le corps ou les cendres des défunts. C’est seulement vers la fin du IVe siècle que les chrétiens d’Afrique commencent à employer le terme reliquiae avec le sens de « reliques » que nous lui connaissons aujourd’hui. La relique est tout ce qui reste sur terre d’un bienheureux ou d’un saint après sa mort. Par sa manifestation atemporelle, elle dit quelque chose du Royaume de Dieu.

Un objet ou un vêtement ayant appartenu à un saint peut aussi être considéré comme une relique. Elle est alors dite « relique secondaire ». Par exemple les originaux des cahiers manuscrits de sainte Thérèse où la sainte retrace sa vie ont le statut de relique. Nous en découvrirons un fac-simile lors de la venue des reliques

Le culte des reliques

Le culte rendu aux corps des chrétiens est attesté dès le IIe siècle. Les martyrs étaient les premiers à être honorés par la construction de martyrium ou d’église. A cette époque-là, les procès en canonisation n’existaient pas encore. La dévotion rendue aux corps saints se poursuit au fil des siècles.
Quantité de pèlerinages sont organisés dans tout l’Occident. Au Moyen Age, de nombreux textes nous donnent des témoignages à la fois sur les miracles attribués aux reliques mais aussi sur toutes les craintes que pouvaient parfois inspirer leur présence.

Rejoindre le Christ vivant

Par l’intercession des saints, Dieu accorde des bienfaits aux hommes. La relique se caractérise par sa capacité à établir une relation entre le fidèle et le saint. Elle est une présence réelle.
Vénérer les saints, disciples et imitateurs du Seigneur, nous fait entrer dans le mystère de la Communion des saints et nous aide à rejoindre le Christ vivant en eux. Par la prière, nous éprouvons alors la sainteté du Christ répandant sur chacun de nous la richesse de sa grâce.

Nathalie ENSERGUEIX
Commission diocésaine d’art sacré
Diocèse de Meaux

   Prière inspirée des écrits de sainte Thérèse

“Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus,
Je t’invoque au nom de ton amour pour Jésus.
Toi qui aimais les choses simples,
Donne-moi de rester bien loin des choses qui brillent,
D’aimer ma petitesse,
Et d’être pauvre d’esprit,
Afin que Jésus vienne me chercher
Pour me transformer en flammes d’amour.
Que la confiance me mène à l’amour,
Que la paix s’empare de mon cœur,
Et que tout mon être ne désire
Que ce que Jésus désire.
Guide-moi, ô, chère petite sainte !
Et que, par ta puissante intercession,
Dieu accueille ma prière et daigne l’exaucer :
(dire ici votre intention).”

Faire suivre cette prière d’un gloire au Père.

Un beau résumé de la vie de Sainte Thérèse sur le site du Carmel de Lisieux :
https://www.carmeldelisieux.fr/sainte-therese.html